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C’était au mois d’avril dernier sur le parcours de Bonalba. Notre ami Roger a fait ce qu’on appelle un trou en un. Cela mérite bien quelques lignes pour rapporter les faits au sein de notre groupe. J’espère d’ailleurs qu’il va remettre cela, maintenant qu’il joue avec la French Connection !

 

 



Il y a ceux qui regardent, tout étonnés de voir qu'à une si longue distance on puisse mettre une balle dans le trou alors qu'elle vous échappe à 30 cm du même trou.

 

Il y a ceux qui espèrent qu'un jour prochain cela sera leur tour en se disant que le temps passe et que le parcours semble s'allonger de jour en jour. Et puis il y a celui qui observe le vol de la balle tout en ayant, subitement, une étrange impression. C'est l'élu du jour.



Je me trouvais dans la partie qui précédait celle de Roger quand j'ai eu le plaisir d'assister à un trou en un.

Je m'apprêtais à quitter le départ du trou 12 lorsque je vis une balle rouler sur le green, juste à coté, et disparaître dans le trou du par 3. J'étais en avance sur le moment de plaisir qu'allait bientôt vivre l'heureux joueur. Je ne savais pas encore de qui il s’agissait.

 

À cet instant, de loin, un golfeur devait en être à se demander si sa balle était bien entrée dans le trou ou si elle était simplement difficile à voir, se confondant avec le mât du drapeau. Déjà ses partenaires s'agitaient en prononçant les mots ‘hole in one' mais lui, prudent, attendait pour y croire.

Enfin, c’est ce que je me suis imaginé que l’on ressent lorsque l’on n’est pas sûr de son exploit mais que l’on souhaite tant !


Je l'aime bien Roger, un Anglais qui a vécu de très longues années dans le sud de la France, responsable d'un pro-shop en compagnie de Dorothy son épouse. Toujours aussi blanc malgré les années passées sous le soleil du sud, il est un très bon joueur. Sept de handicap à plus de soixante ans, l'avoir dans sa partie est toujours motivant. Il fait partie de ces joueurs qui ont une perception du golf que je partage et qui n'hésitent pas à remettre en cause un détail de leur swing. D'ailleurs, quel beau et efficace swing il a !



Les boules de départ avaient été mises à 180 mètres de l'entrée du green et le drapeau était, comme à son habitude, sur la pente descendante. Sur ce trou 11, il vaut mieux être court pour éviter les trois putts.

Roger, lui, a su comment éviter ce casse-tête chinois. Sans faire de sous-entendu ni de jeu de maux, pardon, de mots !



Depuis une dizaine d’années, j'ai partagé de nombreuses parties où un golfeur a fait son trou en un. Depuis les trous en un de John, d'Emerson, d'Antonio, je me disais que cela serait bien que je m'y mette.

J'en vois à la télé et j'ai lu, pas plus tard que cette nuit, sur la dernière revue des seniors d'Espagne que Lui Ravier Trénor, hcp 2,9, avait réalisé son dernier trou en un, son quatorzième, sur le golf de Chiberta en France. Et moi pendant tout ce temps-là ?

 

Cela me rappelle une histoire qui en résumé dit ceci.



Au cours d’un Pro-Am, un joueur moyen demande à un champion comment faire du back spin.

Ce dernier lui demande alors :

- Es-tu souvent derrière le drapeau, quand tu fais des approches ?

- Moi, jamais !

-Alors pourquoi veux-tu faire du back-spin !



C'est vrai que je suis assez souvent en dessous du drapeau !

Promis, je vais prendre un club de plus.



De retour au club, Roger fut félicité comme il se devait et en véritable gentleman, paya la tournée, à tous les membres du groupe, une trentaine de joueurs.

 

Il a même reçu son diplôme. Quel artiste ce golfeur !

 

 

 



Cela méritait bien une photo et ces quelques lignes même si cela s'est passé au cours d'une journée bien différente pour des milliards d'êtres humains.

À chacun son Destin puisque, de toute manière, même sans club, nous finirons telle la balle qui voit l'ombre la recouvrir en tombant dans le trou de nos passions.







 

 

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