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Publié par The Golfer Man

 Bonalba 40

Lee Trevino, joueur de golf de la période naturelle du golf, bien avant que le swing de golf ne soit mis en équation par David Leadbetter, aurait dit « la plus belle fin que je me souhaite est de mourir sur un parcours de golf.

 

Daniel Bulgarelli, était trop jeune pour avoir connu ce personnage, son swing et sa gaieté omniprésente sur les parcours de golf.

 

Vous l’avez connu Daniel, ce golfeur amoureux du Golf au point de faire son parcours chaque jour sur les fairways de Bonalba.

Vous avez certainement partagé sa partie lors d’une compétition de club, si vous aviez plus ou moins le même handicap de jeu.

 Daniel

Peu enclin à se fixer dans l’une des multiples associations présentes à Bonalba, Daniel était un homme libre, un joueur libre. Une fois franchie sa réserve naturelle, on découvrait un homme chaleureux avec des principes de vie qui dénotaient une richesse intérieure peu commune.

 

Il était là, aux abords du départ du tee 1, chaque jour, aux environs de quatorze heures, attendant le joueur qui voudrait bien l’accompagner. Le 6 janvier 2013, il s’élança seul, sur un parcours quelque peu déserté, après la compétition de la veille dite des « Reyes ».

 

A quoi a-t-il pu penser ce jour-là, Daniel, seul sur les fairways de la vie du golfeur ?

 

Au départ du trou 13, l’attendait les Dieux du Golf.

 

Arrivé sur l’aire de départ, il jeta un coup d’œil alentour et se vit absolument seul. Il a dû ressentir ce bonheur étrange que procure le fait d’être seul, absolument seul sur un parcours de golf, comme l’est le naufragé volontaire sur une île.

Le parcours lui appartenait, au-dessus de sa tête le ciel était d’un bleu absolument pur, il eut la douce sensation de ne plus être seulement humain.

 

Il remit son gant, sortit le drive de son sac, prit un tee et sa balle, fit quelques pas, se pencha sur l’herbe qu’il vit extraordinairement verte et ajusta sa balle à bonne hauteur.

Il se releva, prit son stance, jeta un regard tout au fond du fairway, ne voulant pas voir les oliviers se trouvant sur la droite. Il se ravisa, se baissa à nouveau et enfonça le tee de quelques millimètres. Ce coup demandait une précision extrême. Il sentit qu’il allait exécuter un drive magnifique que jamais plus il ne pourrait reproduire, tant il serait parfait !

 

Quand il débuta son swing, il sut que cela serait un très bon coup de drive. Un drive dont il se souviendrait éternellement. La balle se trouva projetée avec une violence inouïe, son regard tenta de s’y accrocher mais un voile blanc devant ses yeux l’en empêcha. Instinctivement il replaça son drive dans son sac et sentit le sol se dérober sous ses pieds.

 2013-03-29 10.57.34-copie-1

Daniel, tes plus fidèles amis ont eu le geste discret qui empêche l’oubli de gommer une existence. Quiconque passera sur le départ du trou 13 de Bonalba pensera à toi, ainsi tu continueras à « vivre » dans notre mémoire.