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Publié par The Golfer Man

 

 

La Ryder Cup ? C’est une vieille histoire de défi golfique entre l’Angleterre et les Etats-Unis d’Amérique, un peu comme l’a été l’América Cup -régates de bateaux à voiles- à ses débuts.

Mais à force de se défier tous les deux ans, depuis des décennies, les Anglais ont trouvé qu’il était préférable de s’adjoindre d’autres pays pour combattre le colosse aux pieds d’argile à ses heures.

 

 

 

Depuis 1995, les européens menaient la vie dure aux Américains, ne leur laissant la victoire qu’en 1999. Mais au mois de septembre de cette année, les Etats-Unis ont enfin récupéré le trophée et leur honneur.

 

Il paraît qu’il était grand temps car faute de victoire depuis des lustres, les publicitaires boudaient de plus en plus les écrans de télévision américaine durant la retransmission de l’évènement. On le sait très bien, là-bas, tout ce qui ne ramène pas de dollars, ne vaut pas la peine d’être poursuivi. Il se disait même que les Américains commençaient à se désintérésser de la Ryder Cup !

 

Et ce qui devait arriver, arriva !

Lors de la 37ème édition, on allait les manger tout cru ! Mais avec l’organisation, le savoir-faire et la désinvolture de Nick Faldo, le capitaine de l’équipe européenne, les Américains sont venus, ont joué et ont gagné. Même sans Tiger Woods ! Le numéro 1 mondial, lui, avait des problèmes de genoux (comme nous avons les nôtres avec nos swings récalcitrants).

 

Nick, je l’adorais quand il jouait au golf. C’est d’ailleurs à l’époque où il était à l’apogée de son jeu que je me suis mis au golf, comme l’on dit.

 

 

La Ryder Cup 2008 avait à peine débuté sur le parcours de Valhalla dans le Kentucky que la presse spécialisée émettait un avis qui allait se confirmer par la suite : un bon joueur ne fait pas forcément un bon capitaine.

 

Tout cela pour vous dire que cette Ryder Cup a laissé des traces même dans notre club de golf de Bonalba. Luis, notre directeur, encore lui, a imaginé une rencontre entre seniors…. de Bonalba.

 

Cela s’appellerait : La Senior Ryder Cup et opposerait une sélection de joueurs espagnols à une sélection de joueurs du reste de l’Europe.

 

Le capitaine Fernando s’employa à constituer ses 6 équipes espagnoles de doubles et Stan en fit de même pour le Reste de l’Europe. Cette équipe européenne fut composée de 10 joueurs de Grande-Bretagne et de deux Français seulement. Maurice, qui avait précédemment joué contre La Finca, était reparti momentanément dans l’hexagone.

 

 

Au matin du 17 octobre, les joueurs arrivèrent les uns après les autres. Il fallut même téléphoner à l’un d’entre eux pour s’assurer de sa présence. Il avait été prévu que chaque équipe serait uniformément habillée. Les Espagnols devaient être vêtus d’un pantalon clair et d’un polo foncé et l’inverse pour l’équipe du Reste de l’Europe.

 

Après la séance photo, les choses sérieuses commencèrent et allaient durer environ quatre longues heures. Le match play, formule de jeu retenue, permet de jouer au golf tout en ayant l’impression de jouer contre un adversaire direct. Pour la plupart des joueurs de golf, c’est la formule reine de ce jeu.

 

Est-ce un hasard ou pas, toujours est-il que la rencontre se termina par un splendide : six points à six.

 

Les Anglais dirent : All Square

 

Les Espagnols dirent : Empatado

 

Les Français déclarèrent : Egalité.

 

Plus tard on pourra entendre certains commentaires filtrer : chaque camp était ravi de …ne pas avoir perdu !

Ils s’étaient donc craint à ce point ?

 

 

Pour la petite histoire, en cas d’égalité il était prévu que chaque capitaine choisisse une équipe pour poursuivre le match sur trois trous, en mort subite. Mais chaque camp témoigna si peu d’empressement à remettre 'les gants' que les capitaines entérinèrent le résultat. L’honneur était sauf !

 

Au cours de l’habituel repas qui suit ce genre de rencontre, tout le monde se trouva mélangé autour de la table. Ce fut le moment des félicitations réciproques. Les joueurs de nationalités différentes avaient pu mesurer les qualités de golfeurs et de gentlemen de leurs adversaires directs.

 

C’est ainsi que peu à peu, les joueurs de golf Anglais, Français, Espagnols et autres nationalités qui jouent sur le parcours de golf de Bonalba ne seront plus que des seniors de Bonalba. Car tantôt adversaires, tantôt partenaires, ils ne se souviendront que des qualités humaines de ce microcosme auquel ils appartiennent tous.

 

Et la revanche ?

 

Elle est désormais prévue pour la seconde moitié de mois de janvier 2009.

Une évidence : aucun des deux camps ne voudra finir à égalité. Antonio m’a même dit que cela sera « hasta la muerte ! »

J’espère que plusieurs joueurs de la French Connection Golf pourront faire partie de l’aventure.