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Publié par The Golfer Man

La French a aussi des artistes : Stanislas
La French a aussi des artistes : Stanislas

Bonjour Stanislas,

- C’est un nom d’origine polonaise ?

 

Oui du côté de mon père, mais j’ai également du sang belge de par ma mère.

 

Je viens d’acheter sur Amazon, votre 3ème livre et je voudrais savoir ce qui vous a fait choisir l’écriture pour vous exprimer ?

 

Il est assez fréquent d’entendre que la retraite venue, certaines personnes trouvent également le désœuvrement et l’ennuie.

Pour ma part, le golf s’est de suite avéré être une passion. Qui dit passion dit aussi, sans limite, irraisonné. En parcourant les fairways avant même l’ouverture du parcours, la première trace de ma balle sur un green tapissé de rosée, la nature m’interpellait, m’offrant un spectacle féerique.

Un jour pourtant, en montant le fairway du trou 12, une question insidieuse vint aborder un esprit toujours préoccupé par le lendemain : Que feras-tu lorsque l’âge sera venu de poser tes clubs ?

 

- En effet, votre premier livre est composée de nouvelles ayant trait au golf mais on perçoit déjà le besoin de traiter des sujets plus ‘graves’.

 

Oui, avec l’âge il est fréquent que l’on se retourne vers ce qui n’est plus que passé mais oh combien vivant dans l’esprit et le cœur. La lecture que l’on en fait est bien souvent bénéfique. Disons qu’elle permet de mieux comprendre…ce qui n’est plus et de rendre une forme de justice.

 

- Vous m’avez dit avoir commencé à écrire très tôt ?

 

- Oui. Cela a débuté à l’école primaire, par les rédactions. J’avais toujours besoin de feuilles supplémentaires tandis que mon voisin peinait à remplir sa copie. Invariablement dans la marge de nos écrits l’instituteur inscrivait en rouge ‘trop long’ pour moi et ‘à développer’ pour lui.

Plus tard il est d’ailleurs devenu photographe tandis que mes écrits ne m’ont pas porté au seuil de la notoriété.

 

- Et cette lettre de rupture envoyée depuis le Maroc ?

 

- Je vois que vous n’avez rien perdu de notre récent entretien. En effet, en rompant les amarres d’une destinée peu enviable, j’ai également rompu sentimentalement avec une amourette. Ne voulant pas trop la faire souffrir, des mots qui ne laissaient aucun doute, je les ai noyés dans des phrases, des chapitres, des pages et des pages d’un simple cahier que je lui fis parvenir par la poste. C’était à la fois ma première nouvelle et une désagréable nouvelle pour celle qui l’a reçue !

 

- Quand vous êtes-vous remis à l’écriture ?

 

Cela fait environ une quinzaine d’années. J’écumais les forums de golf et alimentaient régulièrement diverses rubriques. Cela a duré un temps, puis las de ces audiences conflictuelles, j’ai décidé de créer mon propre lieu de discussion : un blog nommé Sur La Planète Golf. Cela aussi a duré le temps de m’apercevoir que c’était aussi une forme de désert par le nombre de visites.

 

- Sans doute les sujets traités n’étaient-ils pas dans l’air du temps ?

 

Vous avez tout à fait raison. Les lecteurs butinent sur la toile. Il faut donc les accrocher !

De mon côté j’avais des « choses » à dire, sans plus. Etre témoin de son temps, analyser certaines situations, les causes, les conséquences. Alors j’ai fermé ce blog et me suis mis à écrire….pour moi et pour les autres !

 

- Pour Vous et les Autres ?

 

L’écriture, comme, le dessin, la peinture, la musique, tout ce qui revêt une forme du discours de l’esprit mêlé de sentiments est d’abord une affaire personnelle. Tous ces artistes ont quelque chose en commun : Traduire ce qu’ils ressentent pour le communiquer. L’aspect mercantile ne vient que bien après.

 

- Pourquoi avoir choisi de vous faire publier ?

 

C’est l’aboutissement de toute création : attester d’une œuvre, aussi petite soit-elle ! Simple mortel, également les soucis de laisser une infime trace sur le chemin familial !

 

-Après l’arbre de mémoire et maintenant Témoignages d’automne, quels sont vos projets ?

 

Vous l’aurez compris à la lecture du dernier roman, j’ai traité le sujet qui me tenait à cœur. J’ai de nombreuses nouvelles écrites depuis une dizaine d’année mais étrangement je suis toujours revenu au thème de mon dernier roman.

Maintenant, je me sens libéré et avide de manier les mots jusqu’à ce que leur lecture ne soit plus que symphonie.

 

- Manier les mots et non pas raconter une histoire au lecteur ?

 

Un simple mot est une source de couleurs, de sentiments, d’émois, de parfum, de sons. A lui seul il exprime une histoire, celle que l’esprit s’invente pour nourriture !

Certains lecteurs aiment lire un livre où se murmurent les notes d’une musique qu’ils créent eux-mêmes à la lecture des phrases transformées en portée musicales.

 

- Et si l’on veut en savoir un peu plus ou vous suivre ?

 

Rien de plus simple, consultez le blog à l’adresse suivante :

 

http://www.traits-de-plume.net/